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Mercredi 07 mars 2018 | négociations commerciales

Après les perquisitions, Le Maire met en cause E. Leclerc


La DGCCRF a mené des perquisitions les 27 et 28 février au siège des centres E. Leclerc à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), à quelques heures de la fin officielle des négociations commerciales entre distributeurs et industriels. "Nous les justifions (les perquisitions, ndlr) par des éléments que nous avons recueillis et qui montrent qu’il pourrait […] y avoir de la part de ce grand distributeur le non-respect des règles commerciales qui s’appliquent à tous sans exception", a affirmé le ministre de l’Economie sur les chaînes Public Sénat et TV5 Monde. "Ensuite, tous ces procès-verbaux seront transmis à la justice et c’est la justice qui tranchera, et on verra qui de la grande distribution ou de l’État a raison en la matière", a-t-il poursuivi.

E. Leclerc avait estimé peu avant que ces perquisitions sont dues au fait que « la période est aux annonces politiques ». « On s’étonnera d’une telle procédure, alors même que les négociations sont en cours et pour l’heure, non abouties », a-t-il affirmé dans un communiqué, rappelant que « les années précédentes, Bercy attendait la signature des contrats avant d’exercer ses contrôles ». Pour les centres E. Leclerc, ces perquisitions ne seraient cependant pas seulement des contrôles de routine, mais la conséquence de signalements de « plusieurs grandes multinationales ». « L’administration veut s’assurer qu’E. Leclerc ne pourra pas contourner cette obligation de hausse (du seuil de revente à perte, que doit mettre en place la future loi Alimentation, NDLR) en achetant à ces multinationales via une entité européenne ».

Selon la secrétaire d’État Delphine Gény-Stephann, 187 contrôles de la DGCCRF ont eu lieu depuis le début de l’année.

Cyril Bonnel



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