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Mercredi 22 novembre 2017

Bravo la transparence


Consommateurs en devenir, les millenials sont au cœur de toutes les attentions, dans l'industrie agroalimentaire, comme ailleurs. C'est à eux en tout cas que l'Ania a décidé de s'adresser dans le cadre de son programme "Qu’est-ce qu’on mange ?" lancé le 20 novembre. Cette démarche permet à un étudiant de poser ses questions à une entreprise participante lors d'une visite du site de production. Elle s'inscrit dans le sillage des Journées de l’alimentation que l'association avait initiée en mars dernier et plus largement dans une volonté de transparence et de réponse au besoin de réassurance des consommateurs vis-à-vis des industriels de l'agroalimentaire. Fleury Michon est sans doute la plus emblématique des entreprises françaises sur le sujet, avec sa campagne "Venez vérifier" : depuis 2014, Monsieur et Madame Tout-le-Monde peuvent venir visiter les usines du groupe.

Paradoxe ! Aujourd'hui, alors que notre alimentation n'a jamais été aussi sûre, le consommateur n'a jamais été aussi méfiant. Le sujet n'est pas nouveau. Les crises alimentaires et notamment celle de la vache folle, ont profondément bouleversé les choses, cassant le lien de confiance qui existait entre industriels et consommateurs. Communiquer différemment certes, mais surtout jouer le jeu de la transparence est la solution plébiscitée par tous. De fait, aucune campagne de communication ne remplacera la visite d'un site, la rencontre avec ceux qui fabriquent le produit.

Ces initiatives d'ouverture au dialogue de la part des industriels sont donc à saluer. Mais il ne faut pas que leurs efforts s’arrêtent là. Aujourd'hui encore plus qu'hier, les industriels doivent trouver des solutions pour aller dans le sens d'une alimentation plus saine, aller autant que possible vers le clean label sans conservateurs, sans pesticides, sans colorants... Et ça vaut pour tous, ceux qui ouvrent les portes de leurs usines, comme ceux qui ne les ouvrent pas...

Perrine Delfortrie