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Mercredi 06 janvier 2021

C’est maintenant


Comme tous les ans à cette même période, les premiers échos sur le déroulement des négociations commerciales entre les fournisseurs et la grande distribution ne sont pas bons. Rares sont les entreprises qui échappent en effet aux pressions des distributeurs sur les prix, lors de discussions tendues dans les box, avant les menaces de déréférencement qui viennent un peu plus tard. Et cette année ne déroge pas à la règle.

Un état des lieux que le ministère de l’Agriculture qualifiait de « relativement normal », à la sortie du comité de suivi des négociations commerciales mi-décembre, arguant du fait qu’elles venaient de démarrer. Normal, c’est à voir, récurrent, c’est certain. Mais contrairement aux dernières années, 2021 n’est pas une année normale. La crise sanitaire liée à la Covid-19 est passée par là. Rien ne peut donc être qualifié de « normal » aujourd’hui.

Cette année plus que jamais, les distributeurs devront tenir compte de la hausse des coûts de production pour les fabricants. Le gouvernement promet de veiller au grain et de leur mettre la pression. « Une inflation raisonnée et responsable permettra de sauver toute une filière et ne représente que 1,5 € par ménage et par mois », estime Richard Girardot, président de l’Ania.

Depuis bientôt un an, date du début de la pandémie, des voix se sont élevées pour appeler à plus de solidarité, à des changements de valeurs vers des modèles plus vertueux. Dans la consommation alimentaire, c’est maintenant qu’il faut s’engager et montrer l’exemple.

Perrine Delfortrie



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