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Mercredi 07 mars 2018

Chaud et froid


Le Salon de l’agriculture s’est achevé sur un bilan globalement positif. À croire que les États généraux de l’alimentation, même s’ils sont loin d’avoir réglé tous les problèmes, ont tout de même permis de faire avancer certaines choses. Ou tout au moins de faire avancer les débats vers une agriculture de demain plus en ligne avec les attentes sociétales. Face à ce constat plutôt encourageant, que penser alors des accords commerciaux que négocie l’UE, et dont celui avec le Mercosur est sans doute l’un des plus emblématiques en ce moment ?

Les petites phrases des uns et des autres sur la signature prochaine d’un accord soufflent le chaud et le froid. Si l’on n’entend pas beaucoup la filière laitière sur le sujet, les éleveurs français continuent d’affirmer haut et fort leur crainte de voir arriver en France de la viande à bas coûts, avec des droits de douane réduits.

D’un côté, les politiques français continuent d’affirmer qu’ils veilleront au respect des normes sanitaires et de la qualité des produits qui arriveront en Europe, de l’autre la Commission européenne presse pour arriver à un accord, au moins politique, avant l’élection présidentielle au Brésil prévue pour octobre.

Le 2 mars, faute d’avoir trouvé un accord final, les représentants du Mercosur et de l’UE ont annoncé la prolongation d’au moins deux semaines des pourparlers. L’agriculture et les indications d’origine des produits sont parmi les sujets les plus discutés.

Il est certain que la signature précipitée d’un accord déséquilibré enverrait un très mauvais signal pour l’avenir.

Perrine Delfortrie



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