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Mercredi 21 mars 2018 | capital-risque

Five Seasons Ventures : 60 M€ pour la foodtech et l’agritech


Un nouveau fonds de capital-risque vient d’être créé à Paris par deux financiers italiens, Ivan Farneti et Niccolò Manzoni, avec le soutien d’InnovFin Equity (Union européenne), Nestlé, le Fondo Italiano d’Investimento et Bpifrance. Nutrition, traçabilité, lutte contre le gaspillage et réduction de l’empreinte environnementale font partie des thématiques privilégiées par le fonds.


Un nouveau fonds de capital-risque vient d’être créé à Paris par deux financiers italiens, Ivan Farneti et Niccolò Manzoni, avec le soutien d’InnovFin Equity (Union européenne), Nestlé, le Fondo Italiano d’Investimento et Bpifrance. Nutrition, traçabilité, lutte contre le gaspillage et réduction de l’empreinte environnementale font partie des thématiques privilégiées par le fonds.

Ivan Farneti (ex-associé fondateur de Doughty Hanson Technology Ventures, et membre du board de Seedcamp) et Niccolò Manzoni viennent de fonder un nouveau fonds de capital-risque entièrement dédié aux secteurs de la foodtech et de l’agritech afin d’investir dans des start-up à l’échelle européenne, et en particulier françaises et italiennes. Selon ses initiateurs, Five Seasons Ventures sera le principal fonds européen de capital-risque indépendant spécialisé dans ce domaine.

« Le fonds est soutenu par InnovFin Equity, avec le soutien financier de l’Union européenne au titre des instruments financiers Horizon 2020, et d’autres investisseurs européens tels que Nestlé, Fondo Italiano d’Investimento et Bpifrance », explique le fonds basé à Paris, et réglementé par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le premier closing a été annoncé le 15 mars, pour un montant de 60 millions d’euros.

Accompagner les nouvelles attentes des consommateurs

Parmi les thèmes auxquels les investisseurs seront sensibles en vue de leurs opérations à venir, « l’évolution des habitudes alimentaires en se concentrant sur des sociétés offrant des solutions technologiques favorisant une alimentation plus saine, une meilleure nutrition, une plus grande transparence dans la chaîne alimentaire du producteur au consommateur ; une réduction du gaspillage calorique en traitant la production inutilisée et le gaspillage, l’augmentation des rendements agricoles de production et de transformation sans pression supplémentaire sur les ressources environnementales. »

Ivan Farneti est convaincu que « c’est le moment d’investir dans ce secteur (la foodtech, NDLR) en réunissant les capitaux institutionnels et l’esprit d’innovation propre aux investisseurs en capital-risque. » « En 2018, l’opportunité d’investir dans le secteur de la foodtech me rappelle le développement des logiciels et d’internet en 1997, lorsqu’une énorme vague d’innovation n’avait pas encore rencontré une offre adéquate de capitaux », ajoute-t-il.

Malgré le nombre croissant d’investissements, les acteurs du capital-risque dans ce secteur sont rares, en particulier en Europe où le financement a atteint 1,4 milliard d’euros en 2017, soit près du double du montant de l’investissement en 2016, selon la base de données Dealroom.com.

Cyril Bonnel



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