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Mercredi 16 mai 2018 | epicerie

Il était un fruit : levée de fonds en vue en 2019


La start-up montpelliéraine Il était un fruit se diversifie dans le légume déshydraté et lance une nouvelle marque. Elle prévoit une accélération de son développement l’année prochaine.


Après une levée de fonds fin 2016 de 1,2 million d’euros, et l’arrivée au capital d’InVivo début 2017, Il était un fruit planifie déjà ses futurs besoins de financement. « En 2019, nous procéderons à une nouvelle levée de fonds pour mener à bien notre prochaine phase d’accélération de la croissance qui nous permettra de développer le commercial et le marketing, et de nous lancer à l’international », déclare Laure Vidal, fondatrice et dirigeante de l’entreprise. 

Afin d’augmenter la capacité de production de l’atelier, Laure Vidal prévoit qu’il faudra investir entre 500 000 et un million d’euros, qui seront financés par une levée de fonds, de la dette bancaire, des fonds propres et des aides comme celle déjà obtenue du Feader. Ce moment devrait coïncider avec le début de la rentabilité qui est prévue d’ici 18 mois, selon la fondatrice. L’entreprise s’est lancée en 2016 et a investi depuis environ 600 000 euros de matériel, dont 200 000 euros en 2017. Elle compte à son tour de table 35 associés différents, dont aucun n’est sorti, ainsi que Laure Vidal.

Une même technologie pour les fruits et les légumes

La start-up se montre pour l’instant plutôt discrète sur ses ventes dont elle ne communique pas le montant. « Nous produisons actuellement 60 000 sachets par mois de différents formats, dont une petite partie de légumes », indique Laure Vidal.

Le légume est d’ailleurs la nouveauté chez Il était un fruit, qui a lancé et déposé pour l’occasion la marque Il était un légume. Une gamme de trois références (carottes et carottes jaunes, betteraves et carottes, carottes et poireaux) est actuellement en phase de test dans 300 points de vente de proximité du groupe Casino et 25 magasins du sud de la France où l’entreprise a implanté directement ses nouveaux produits. 

« Nos nous différencions en mettant au point des légumes déshydratés, qui sont croustillants mais auxquels nous n’ajoutons rien, ni sel, ni matière grasse comme dans les chips classiques », détaille la dirigeante. Cette marque de fabrique, qui est aussi appliquée pour les fruits, permet au produit de se placer sur le créneau du snacking « sain » et de conquérir de nouveaux moments de consommation que sont l’apéritif ou le pique-nique. Avec ces légumes, la marque poursuit aussi son ancrage dans l’économie responsable en utilisant des végétaux issus des écarts de triage et en s’approvisionnant auprès de producteurs impliqués dans le collectif Zéro résidu de pesticides.

Cyril Bonnel



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