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Mercredi 23 mai 2018

Iran : l’agroalimentaire français cherche des voies pour éviter les sanctions


Le secteur agroalimentaire français cherche, avec l’appui de l’exécutif français et européen, des voies pour éviter d’être pénalisé dans ses relations commerciales avec l’Iran suite au retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, a indiqué le 17 mai François Burgaud, président de l’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires (Adepta). D’une part, les entreprises engagées dans des affaires en Iran sont encouragées à ne pas les abandonner, sinon l’Iran pourrait quitter l’accord international sur le nucléaire. D’autre part, les produits agricoles et agroalimentaires n’étant pas dans le champ des sanctions, le secteur demande que les équipements agricoles soient aussi exemptés. Enfin, il demande un dispositif financier de l’État en cas de blocage par les banques, du rapatriement des sommes versées par les clients iraniens. Au moins trois mois de travail et de négociation avec l’exécutif français et européen seront nécessaires pour préciser tous ces points, sachant que l’agroalimentaire est un des nombreux secteurs économiques pris dans la tourmente et que ceux qui sont les plus exposés aux sanctions sont l’énergie, l’automobile et la finance.

Matthieu BROCART



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