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Mercredi 06 février 2019

L’Ania défend le relèvement du SRP


Face à une "vaste entreprise d’instrumentalisation", l’Ania a tenté le 31 janvier de relativiser les conséquences sur le pouvoir d’achat du relèvement du seuil de revente à perte (SRP) de 10 %, entré en vigueur le 1er février dans le cadre de la loi Alimentation. Reprenant les estimations du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume sur France Info, l’Association chiffre cet impact "imperceptible" à 6 € par an et par Français. "Le relèvement du SRP de 10 % permettra demain que tous les produits soient enfin vendus à leur juste valeur", explique l’Ania. "Cette loi, le gouvernement, les agriculteurs, les entreprises et la majorité des distributeurs y croient. Je suis convaincu que les Français sont prêts à payer 50 centimes de plus par mois pour sauver l’agriculture et les entreprises de l’alimentation", défend Richard Girardot, président de l’Ania.

Le ministre, de son côté, a estimé que dans les supermarchés, 500 produits sur 13 000 devraient augmenter, et dans les hypermarchés, 800 produits sur 20 000 devraient être concernés. "Ce que je demande aux grandes surfaces, c’est de trouver le moyen de répartir les marges différemment, de répartir les choses mieux, l’objectif est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur" a dit le ministre.

À moins d’un mois de la fin des négociations commerciales, les premières depuis l’entrée en vigueur de la loi Alimentation, un comité de suivi des négociations commerciales devrait se réunir le 13 février. Ce comité réunit occasionnellement un représentant de Bercy, le ministre de l’Agriculture et les représentants des différents maillons des filières alimentaires. En parallèle, des équipes de la DGCCRF vont se rendre dans les grandes surfaces pour constater et vérifier les prix, a indiqué le ministre. Si la loi n’est pas respectée, "le médiateur des relations commerciales produira des sanctions".

CB