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Mercredi 30 janvier 2019 | qualité

L’INAO « doit être co-acteur » de la loi Egalim et de la Pac


Lors des vœux de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) le 15 janvier, sa directrice Marie Guittard a souhaité que pour 2019, l’établissement public soit co-acteur de la loi Egalim et des travaux préparatoires à la réforme de la Pac. Le champ est vaste, entre les ambitions des filières et de l’UE pour développer les produits sous Signes officiels de qualité (Siqo) et de l’agriculture biologique, sur fond de demandes sociétales de plus en plus fortes.

L’INAO « devra en 2019 être co-acteur des travaux à conduire pour la mise en œuvre des dispositions de la loi Egalim qui le concernent », a indiqué Marie Guittard. Cette dernière visait deux dispositions de la loi Egalim pour lesquels l'INAO sera sollicité : l'obligation pour la restauration collective de réaliser, dès 2022, 50 % de ses achats en produits alimentaires de qualité (20 % en bio et le reste en produits de qualité, dont des produits sous Siqo). Et l'introduction dans les cahiers des charges, à partir de 2030, de critères de la certification HVE (Haute valeur environnementale) de niveau 2 et 3. L'établissement aura notamment un rôle à jouer dans le déploiement des plans stratégiques des filières, « qui sont très nombreuses à avoir prévu des objectifs ambitieux de développement des Siqo » pour assurer la montée en gamme de leurs productions. Il devra aussi être « co-acteur des travaux préparatoires à la réforme de la Pac et à l’entrée en application de la nouvelle réglementation européenne sur l’agriculture biologique ».

Le contexte est porteur, mais à condition de le canaliser : les initiatives privées ou de collectivités territoriales « se multiplient » pour satisfaire des demandes sociétales sur le respect de l’environnement ou le bien-être animal, sur l’origine ou la provenance des produits ». « Aussi légitimes soient-elles, ces démarches ne peuvent ni créer la confusion chez les consommateurs ni s’inscrire dans un champ de concurrence déloyale avec les Siqo dont les cahiers des charges complets et contrôlés induisent des coûts de production supplémentaires ».

MN (Agra Presse)