Imprimer cet articleEnvoyer à un ami
Mercredi 08 novembre 2017 | export

L’international, bien plus qu’un chiffre d’affaires additionnel


Face à une valorisation limitée des produits sur le marché français, l’export tient une place de plus en plus importante au sein de la coopérative des Celliers associés. Sur 37,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, 28 % ont été réalisés sur les marchés étrangers contre 1,5 % il y a 10 ans, pour 20 % des volumes. Et la moitié de l’EBE (2,8 millions d’euros en 2016) vient de l’export. « Ce sont des marchés beaucoup plus valorisés qui apprécient d’avoir un produit français, mais pour qui nous sommes capables de lancer des recettes spécifiques afin de s’adapter aux goûts des consommateurs locaux », explique Philippe Musellec, le directeur général de la coopérative. Cette dernière exporte vers les pays voisins tels que le Royaume Uni et l’Allemagne, mais aussi outre-Atlantique et au Japon. Elle développe ainsi un cidre boisé après un séjour en fûts de chêne pour les États-Unis. Ou une recette de cidre au citron et au gingembre, des goûts très appréciés en Scandinavie.

À l’international, Eclor joue sa propre partition. Après une première acquisition en 2012 aux États-Unis avec Mazana (cidre et jus de pomme), il a acquis en octobre 2016 la Seattle Cider Company (bière et cidre) qui produit 3 millions de litres par an et réalise un chiffre d’affaires de 6,5 millions de dollars. Ces acquisitions permettent à Eclor de prendre position sur le marché nord-américain et de faciliter l’exportation des produits français outre-Atlantique. La filiale d’Agrial a réalisé l’année dernière 78 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’international (39 % des ventes annuelles).

Cyril Bonnel



Téléchargements