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Jeudi 13 octobre 2011 | nutrition/biscuits et gâteaux

La Collective Biscuits et Gâteaux conclut la première charte PNA


Les fabricants français de biscuits et gâteaux vont être les premiers à jouer le jeu du Programme national de l’alimentation (PNA) qui veut inciter des professions à conclure des contrats collectifs d’engagement en vue d’améliorer la qualité de l’offre alimentaire, de préserver l’environnement et d’agir sur l’information et l’éducation des consommateurs.


On connaissait les chartes PNNS, voici maintenant les chartes PNA. Placé en tête des articles de la loi de modernisation agricole (LMAP), le lancement d’une politique publique de l’alimentation a donné lieu à l’adoption d’un Programme national de l’alimentation défini pour trois ans et dont le but est de « rapprocher les Français de leur alimentation ». Les 85 actions arrêtées il y a un an pour servir d’ossature à ce programme s’articulent pour l’essentiel autour de quatre axes : faciliter l’accès de tous à une bonne alimentation, améliorer la qualité de l’offre produits, favoriser la connaissance et l’information sur l’alimentation, promouvoir notre patrimoine alimentaire et culinaire.
Et plus précisément, pour inciter les professionnels à proposer des améliorations de la qualité  de leurs produits, les pouvoirs publics introduisent une procédure de reconnaissance de contrats collectifs d’engagement. Sans attendre la parution du décret et de l’arrêté relatifs à cette procédure, une profession s’est mobilisée pour avancer dans cette voie, ce sont les industriels des biscuits et gâteaux de France. Leur syndicat, membre de l’Alliance 7, vient de présenter le contenu de cette charte PNA qu’ils ont élaborée. Pour Jean-Marc Bournigal, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, « si des démarches individuelles d’entreprises sont sources de progrès, la volonté du gouvernement est surtout de voir aboutir des démarches collectives qui sont source d’efficacité ». Elles évitent en effet que quelques uns-continuent la course au prix bas et ne dissuadent la plupart d’œuvrer en faveur de la qualité. Et de « par leur visibilité, de tels contrats de confiance sont la meilleure façon de lutter contre les faux procès intentés à vos professions ».

Trois types d’engagements
Trois types d’engagements sont pris par la Collective Biscuits et Gâteaux de France, a précisé la présidente du syndicat des fabricants, Catherine Petitjean-Dugourd : améliorer la qualité des produits, guider les consommateurs pour des choix éclairés et responsables et donner des repères pour de bonnes pratiques alimentaires dès l’enfance.
Sur le premier axe, il s’agit à la fois de transmettre la mémoire et de stimuler l’innovation. Le respect des usages pour la composition des spécialités traditionnelles doit favoriser l’attachement au patrimoine alimentaire français. La formation métier est aussi une ardente obligation à laquelle tente de répondre la Collective qui a créé il y a déjà 20 ans l’unique formation continue de biscuitier. D’autre part, les efforts pour reformuler les produits sont menés à différents niveaux. Pour concilier plaisir et nutrition, un travail initié en 2008 a amélioré la composition en acides gras : fin 2011, la présence d’AGT doit tomber à moins de 1g/100 kg et celle des AGS doit avoir baissé de 5 % de 2008 à 2013. En matière de développement durable, la profession doit diminuer dans le même temps l’utilisation d’huile de palme non durable de 50% et le poids des emballages de 1% par an tout en augmentant de 75% la part de carton recyclé.
En direction des consommateurs, la Collective, qui organise des portes ouvertes dans les usines depuis 2008, s’engage à respecter le pourcentage minimum du code de déontologie pour les ingrédients mis en avant sur les étiquettes (par exemple 5% de chocolat minimum pour les gâteaux « au chocolat »), à développer l’étiquetage nutritionnel du type 2 pour au moins 70% des produits d’ici fin 2013 et à susciter dans le public la conscience du « bon usage » avec des indications pratiques et visuelles sur au moins 25% des volumes.
En direction des enfants, la Collective a lancé en 2010 une plate-forme de jeux, « La Cité Merveilleuse » des biscuits et gâteaux, riche de recettes et aussi de références sur la composition d’un bon goûter équilibré. En 2008 elle a diffusé plus de 1500 fiches pratiques en partenariat avec Le Petit Quotidien et elle s’est engagée à ne plus faire de publicité télévisée sur les écrans spécifiquement dédiés aux enfants.
St A.