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Mercredi 10 janvier 2018 | epicerie fine

La Comtesse du Barry se lance dans le snacking


Le spécialiste de la gastronomie du Sud-Ouest va tirer parti de ses emplacements dans les lieux de flux pour se diversifier dans la restauration légère. Pour cela, l’enseigne sous-traite la confection des sandwichs à Eric Kayser.


La Comtesse du Barry poursuit sa quête de solutions pour augmenter le chiffre d’affaires de ses boutiques et désaisonnaliser la fréquentation. Sa dernière idée consiste à répondre à la demande croissante des clients pour une pause gourmande, notamment à l’heure du déjeuner. « Nos boutiques installées en zones de flux soutenu sont parfaitement adaptées au lancement d’une offre de snacking haut-de-gamme », justifie Jérôme Fourest, p.-d.g. de l’enseigne du groupe coopératif Maïsadour (propriétaire également de Delpeyrat).

Concrètement, les clients des boutiques pourront faire leur choix au sein d’une carte composée de sandwichs, de boissons et de desserts, pour un budget compris entre 7,50 euros et 12,50 euros selon la formule. L’enseigne choisit résolument un positionnement haut de gamme, au-dessus du budget de 7 euros habituellement dépensé équivalent à un ticket restaurant. Pour cela, elle a mis au point une offre de sandwichs et de salades à partir des produits de son catalogue et emblématiques de la gastronomie du Sud-Ouest tels que le foie gras, les rillettes de canard ou le jambon de Bayonne. Jérôme Fourest voit dans cette nouvelle offre « une opportunité pour attirer de nouveaux clients vers les boutiques, dont des jeunes, et leur faire découvrir les produits de la maison ».

Partenariat avec Eric Kayser pour les boutiques parisiennes

Pour la réalisation de cette offre de restauration légère, Jérôme Fourest a fait appel à Eric Kayser, qui va alimenter les boutiques parisiennes. Le sandwich au foie gras (signé par la Comtesse du Barry) a été testé en décembre dans l’ensemble des boulangeries d’Eric Kayser, et le déploiement dans les enseignes parisiennes de la Comtesse commence en janvier, en commençant par les points de vente du boulevard Haussmann et du Carrousel du Louvre. À Vélizy 2, l’enseigne va même tester un format de boutique avec plus de place pour l’offre de snacking. « Les travaux d’aménagement seront terminés avant l’été », révèle Jérôme Fourest.

Si cette nouvelle offre de snacking est bien adaptée aux zones de fort trafic où l’enseigne veut se renforcer (notamment les gares et aéroports), un nouveau concept est proposé aux boutiques implantées dans des zones touristiques saisonnières. « Il s’agit d’un kiosque qui s’installe devant le magasin pour proposer le hot duck, un hot dog de canard mis au point par la start-up toulousaine Duck Me », explique le p.-d.g. L’offre testée devant une boutique parisienne, pourrait aussi s’installer à l’occasion de festivals ou de salons.

En se lançant dans le snacking, la Comtesse du Barry veut renforcer aussi son attractivité vis-à-vis des candidats à la franchise. Le snacking doit permettre d’augmenter le chiffre d’affaires d’un point de vente « de 20 à 25 % », selon Jérôme Fourest, sans préciser la rentabilité de cette partie de l’activité pour une boutique. Chaque point de vente, dont seulement 10 sont franchisés sur les 51 au total, réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires moyen annuel de 400 000 euros.

Cyril Bonnel



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