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Mercredi 09 décembre 2020

la solutions ?


Ça y est ! À Singapour, il va maintenant être possible de manger du poulet cultivé à partir de cellules animales. La société Eat Just a reçu les autorisations sanitaires pour commercialiser ses nuggets fabriqués en laboratoire. Une nouvelle assez fraichement accueillie par notre ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, clairement opposé à l’arrivée de la viande artificielle en France. « Je le dis clairement : la viande vient du vivant, pas des laboratoires », a-t-il déclaré.

Si des études tendent à prouver que la viande in vitro serait la solution pour répondre aux défis sociaux et environnementaux, elles sont loin de faire l’unanimité. Les « usines » de production de viande artificielle ont de gros besoins en énergie, dont les conséquences sur le réchauffement climatique ne sont plus à démontrer. Selon une étude citée par l’agence européenne de l’environnement, la viande artificielle aurait un impact environnemental plus important que le poulet et les protéines végétales. Et puis, le manque de recul sur la composition exacte de ces produits, même s’ils ont le goût, la couleur et la consistance de la vraie viande, est également à prendre en compte. Au moins, avec la viande, on connaît les avantages et les inconvénients.

Chercher une solution pour nourrir tous les habitants de la planète demain, c’est bien. Mais pourquoi choisir la voie industrielle ? D’autant que chaque fois que l’homme joue aux apprentis sorciers, tout se dérègle.

Perrine Delfortrie



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