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Mercredi 06 février 2019

Le Concours général agricole s’ouvre au thym de Provence et au chocolat d’outre-mer


L’édition 2019 du Concours général agricole de Paris, qui se tiendra du 23 au 26 février, rassemblera 6 350 produits et 16 076 vins qui seront évalués par 8 010 jurés, professionnels ou consommateurs. Parmi les nouvelles sections ouvertes cette année, on trouve les charcuteries de Corse, le beurre de baratte, les desserts lactés (riz au lait et île flottante) et les confitures de fruits d’outre-mer. Deux concours expérimentaux sont organisés cette année : le thym de Provence IGP et le chocolat issu de cacao d’outre-mer.

L’organisation d’un premier concours sur le chocolat d’outre-mer est une façon d’accompagner la relance de la production cacaoyère dans les départements ultra-marins. La Martinique est le premier territoire français pour le cacao avec environ 15 tonnes récoltées en 2018, et un objectif fixé à 68 tonnes en 2022, grâce à la relance de plantations. « Pour l’ensemble de l’outre-mer, l’objectif des producteurs est d’arriver à 100 tonnes récoltées en 2022 », détaille Mathias Lupon, responsable marketing de la chocolaterie martiniquaise Frères Lauzea. À plus long terme, les acteurs de la filière veulent créer une AOC cacao de Martinique. Ce qui permettrait aux chocolatiers locaux d’augmenter leur approvisionnement en matière première locale. Actuellement, les chocolatiers locaux ont recours à des fèves importées. La question de la valorisation du cacao d’origine France sera un enjeu de taille pour les producteurs et les industriels. Aujourd’hui, la fève martiniquaise se négocie entre 14 et 20 euros du kilo, contre 1 à 3 euros pour la fève africaine.

Cyril Bonnel