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Mercredi 05 décembre 2018 | etude

Les produits à partir de lait de brebis doivent être plus visibles


Une étude de FranceAgriMer analyse les raisons pour lesquelles les Français consomment, ou ne sont pas attirés, par les produits laitiers à base de lait de brebis. Plusieurs pistes devraient être explorées par les transformateurs.


Les Français connaissent les produits laitiers à base de lait de brebis, ils en ont une bonne image mais ne pensent pas à les acheter. Telle est l’une des principales conclusions d’une étude quantitative et qualitative menée pour FranceAgriMer par l’institut CSA Research, et diffusée en novembre dernier. 

La consommation de produits ultra-frais est récente (les deux-tiers depuis moins de 5 ans) mais les Français ne sont pour l’instant que 29% à le faire, ce qui laisse une belle marge de progression. Surtout, ils jouissent d’une bonne image : consommateurs ou pas, 90% estiment qu’ils sont bons pour la santé. Même si le principal obstacle à la consommation est la perception du goût : les non-consommateurs sont deux-tiers à penser que les yaourts au lait de brebis ont un goût « fort », mais seulement 31% de ceux qui en consomment le pensent. « Il y a donc une vraie nécessité d’éduquer les non-consommateurs de la catégorie au goût de ces produits », écrivent les auteurs de l’étude. « Des ateliers de dégustation pourraient être envisagés », suggèrent-ils.

Distinguer plus clairement les produits

Autre piste pour attirer les consommateurs : la visibilité. La première cause de non-achat est le fait de ne pas y penser, or ces produits sont découverts par les consommateurs lorsqu’ils font leurs courses. L’étude suggère ainsi que soit lancée « une identité visuelle forte, sans équivoque, qui puisse à la fois être utilisée pour le fromage et l’ultra-frais de brebis ». C’est le souhait des trois-quarts des personnes interrogées. Dans les rayons des GMS, il n’est pas toujours facile de distinguer les laitages à partir de lait de vache, de brebis ou de chèvre.

Enfin, la naturalité, l’origine et la bien-être animal pourraient être davantage valorisés. « Le terroir et l’artisanat sont les principaux points saillants de la catégorie », peut-on lire. Et l’origine et la présence d’un label sont des critères importants de choix. Or, 25% seulement des consommateurs savent que les brebis laitières vont au pâturage tous les jours. 

Cyril Bonnel