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Jeudi 28 novembre 2019

Logo ou pas…


Depuis près de deux ans, le Nutri-Score se fait doucement une place sur les emballages. En octobre, une enquête Nielsen relevait que ce nouvel étiquetage avait déjà une incidence sur les achats des consommateurs : les ventes de produits alimentaires classés A ou B sont en hausse, quand celles des catégories C ou D sont en baisse. Seul bémol à cette avancée, les ventes de produits référencés D et E, c’est-à-dire moins bien classés nutritivement, représentent encore une part importante des achats. Mais qui aurait pu imaginer que les consommateurs cesseraient d’acheter des produits trop gras ou trop sucrés ?

L’UFC-Que Choisir s’est penché sur la composition des produits de petits-déjeuners et de goûters. Elle déplore que ce logo ne figure que très peu sur ces aliments réputés pour être riches en gras et en sucre. C’est pourquoi l’association demande qu’il devienne obligatoire. Recommandé par l’Etat, mais toujours facultatif en raison de la réglementation européenne, le Nutri-Score est présent sur seulement 5 % des produits alimentaires, selon l’UFC-Que Choisir.

S’il faut reconnaître à certains industriels d’avoir joué le jeu en améliorant leurs recettes, un produit gras, sucré ou salé le restera, logo ou pas. Et un produit transformé restera toujours un produit transformé. C’est notamment vrai dans le cas des céréales du petit-déjeuner…

 

Perrine Delfortrie



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