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Jeudi 13 mai 2010 | sirops/stratégie

Monin croit au potentiel de l’Asie


Avec 75 % de son chiffre d’affaires à l’export, Monin a su profiter du relais de croissance que représente l’internationalisation. Le spécialiste français du sirop a lancé l’an dernier la production sur un nouveau site industriel en Malaisie. Un investissement de 10 millions d’euros, qui a permis de libérer des capacités de production sur le site historique de Bourges. L’Asie pèse actuellement 10 % du chiffre d’affaires de Monin, mais progresse vite.


Après les Etats-Unis il y a 13 ans, c’est l’Asie que Monin a choisi pour construire un nouveau site de production, en Malaisie (1). Opérationnel depuis un an, il a représenté un investissement de 10 millions d’euros et la production doit déjà doubler en 2010 par rapport à 2009. Même ainsi, à peine un quart des capacités de production seront utilisées, ce qui laisse le temps de voir venir. Car le marché du sirop est en forme (+ 8 % en 2009, + 4 % sur le début de l’année) et Olivier Monin, p.-d.g. de Monin, est confiant en l’avenir, du fait notamment des relais de croissance à l’export. Satisfait de s’être implanté en Asie, ce qui permet de se rapprocher du marché, mais aussi de libérer des capacités de production sur le site de Bourges, Olivier Monin précise que « la Malaisie a été rentable dès la première année ».
Après deux années de croissance à 4-5 % (CA 2009 : 80 millions d’euros, en progression de 4 % par rapport à 2008), le dirigeant, est confiant pour 2010. « Sur les premiers mois de l’année, on est revenu à une croissance de 15 %, qui a été le rythme moyen ces dix dernières années. » En 2009, ce sont principalement les marchés français et asiatique qui ont contribué à la croissance.

75 % du chiffre d’affaires à l’export
Présente à l’export depuis 15 ans, l’entreprise y réalise désormais 75 % de son chiffre d’affaires. Les Etats-Unis, qui pèsent pour un tiers de l’activité, dépassent ainsi la France. L’Asie qui compte pour 10 % de l’activité enregistre une forte croissance. « Il faut cinq ans pour développer un pays et nous recueillons le fruit du travail accompli depuis 10 ans. En Chine, nous sommes présents depuis cinq ans. Les volumes à venir sont très importants. » Si Monin travaille à 95 % en CHR à l’export (via un importateur exclusif dans chacun des 124 pays où la marque est présente), en France, l’activité se répartit à part égale entre le CHR et la GMS. Dans la grande distribution, avec 4 % de part de marché, Monin est loin derrière Teisseire (25 % de part de marché) et les MDD (64 % de part de marché). « Mais nous avons progressé de 20 % l’an passé. Nous proposons des parfums différents, appréciés des distributeurs. Nous capitalisons le savoir-faire acquis auprès de la restauration », précise Olivier Monin.
Monin emploie 295 personnes, dont 145 en France.

(1) Cf Agra alimentation n°2016 du 17 avril 2008 p.25

MD