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Jeudi 27 avril 2017 | commerce équitable

Nouvelles ambitions pour la Marque du consommateur


Après le lait « C’est qui le patron ? », une pizza surgelée et un jus de pomme arrivent fin avril dans les grandes surfaces, suivis dans les prochains mois d’un beurre bio et d’une compote. La marque s’appuie sur les attentes des consommateurs qui défendent une meilleure rémunération des producteurs.


La Marque du consommateur poursuit son implantation dans les différents rayons des grandes surfaces françaises. Tout a commencé à l’automne dernier, avec le lancement du lait « C’est qui le patron ? », écoulé à 9 millions de briques en 6 mois. « Les ventes de notre lait atteignent désormais le rythme de 2 millions de briques par mois et nous pensons atteindre les 30 à 40 millions de briques cette année », explique Laurent Pasquier, co-fondateur de la Marque du consommateur. Pour garantir que les volumes en très forte croissance soient effectivement suffisants, la Marque du consommateur s’appuie sur les producteurs regroupés dans la coopérative Bresse Val de Saône et un embouteilleur, la LSDH. Les 50 éleveurs sont aujourd’hui rejoints par d’autres éleveurs, dont des anciens de Lactalis. La conversion rapide au non-OGM (en six mois) et la rémunération du lait attirent les éleveurs. « Nous proposons 0,39€/litre, sans les primes liées à la qualité du lait », souligne Laurent Pasquier, soit bien au-dessus des prix habituellement constatés. Sur un prix public de 0,99€ TTC/brique d’un litre, la Marque du consommateur indique se rémunérer à hauteur de 5%, soit 0,05€.

Un cahier des charges élaboré à partir des demandes des consommateurs

Aujourd’hui, deux nouveaux produits arrivent dans les rayons, toujours élaborés à partir des résultats d’un questionnaire rempli par les consommateurs sur le site de la marque. « Environ 20 000 consommateurs ont répondu au questionnaire pour élaborer chacun de ces deux produits", explique Laurent Pasquier. Ils ont abouti à un jus de pomme écoresponsable, non filtré et sans ajout de vitamine C (comme conservateur) proposé à 1,62€, et conditionné par JFA à Sarre l’Union, en Alsace. Le producteur est rémunéré à 0,26€/litre, soit bien au-dessus du marché, selon la marque. Quant à la pizza surgelée, fabriquée chez la Pizza de Manosque, il s’agit d’un produit davantage axé sur la qualité du produit fini que la rémunération des producteurs. Même si la marque insiste sur l’approvisionnement en fromages AOP et Label rouge, et en tomates françaises.

« Carrefour distribue notre jus de fruits et notre pizza », explique Laurent Pasquier, qui souhaite néanmoins rassembler le plus de distributeurs autour de sa démarche, à l’image d’Intermarché qui distribue aussi la pizza. Si Carrefour est le partenaire qui s’est montré le plus ouvert aux produits élaborés par la Marque du consommateur, d’autres le rejoignent aujourd’hui. Le lancement du lait s’est fait avec Carrefour au départ, mais le produit est aujourd’hui présent chez Intermarché et Colruyt, et à partir de mai chez Casino. « Des discussions ont lieu actuellement avec Leclerc et Système U », poursuit Laurent Pasquier.

Les produits équitables issus des filières françaises restent encore très peu présents dans les grandes surfaces françaises. Persuadés que la demande existe, les deux fondateurs de la marque du consommateur, Laurent Pasquier et Nicolas Chabanne prévoient d’autres lancements dans les prochains mois. Les consultations sur le site sont actuellement en cours pour une compote (en épicerie) et un beurre bio. La compote pourrait être en rayon avant l’été, même si aucun distributeur n’a été sollicité. Quant au fabricant, St Mamet serait sur les rangs, pour un potentiel de ventes estimé à plusieurs milliers de tonnes chaque année.

CB



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