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Mercredi 28 juin 2017

Objectif santé


Un peu partout dans le monde, les fabricants de sodas, de chips, de barres chocolatées ou de confiseries sont dans le viseur des associations de consommateurs et, de plus en plus souvent, des États et des collectivités locales. Une partie de plus en plus significative des clients se détourne de ces produits trop sucrés, trop gras ou trop salés.

Au départ marginal, le mouvement prend de l’ampleur. Et les industriels s’adaptent. Certains modifient les recettes de leurs sodas pour en éliminer une partie du sucre, des colorants ou des arômes artificiels. D’autres agissent en faisant évoluer leur étiquetage nutritionnel, adoptant ou contournant les dispositifs proposés par les autorités sanitaires. Ou bien ils proposent sur leur site internet leur propre outil de mesure de la « bonne » dose de boisson sucrée…

Toutefois, d’aucuns ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils ne croient plus à certains produits, à l’image de Nestlé qui étudie la façon de se séparer de ses confiseries américaines. Plus fort, le 27 juin, le groupe suisse annonçait que son modèle de création de valeur comprenait « la poursuite des opportunités de croissance dans le domaine des produits de santé. » Désormais, Nestlé va se concentrer sur l’eau en bouteille, la nutrition infantile, le café et les aliments pour animaux domestiques.

Et que dire de Pepsico et Coca-Cola dont les sodas emblématiques perdent de leur splendeur. En dépit des efforts pour en réduire le taux de sucre, ils parient maintenant sur les jus de fruits ou les boissons au thé presque pas sucrées… Pepsico regarde de plus près les start-up avec son incubateur européen afin de décoder les tendances de demain. Au menu : fruits découpés, protéines végétales, sève de bouleau et insectes. Qui l’eût cru ?

Cyril BONNEL