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Mercredi 21 février 2018 | œufs

Panique dans la filière après les propos de Stéphane Travert


Une formule alambiquée du ministre de l’Agriculture, lors d’un entretien le 18 février sur Europe 1, a donné des sueurs froides à la filière œufs. Le ministre a déclaré : « À l’horizon 2022, nous souhaitons que les œufs coquilles soient issus d’élevages en plein air ou ne soient plus issus d’élevages en cage ». Certains médias généralistes ont compris que le gouvernement souhaitait que tous les œufs "coquilles" – voire tous les œufs – consommés en France soient issus de plein-air en 2022. Ce qui signifierait d’une part mettre fin aux œufs coquilles issus de poules en cage en 2022 – Emmanuel Macron faisait effectivement cette promesse lors de sa campagne – mais mettre fin également aux œufs coquilles issus d’élevages au sol (code 2). Ce n’est pas le cas, explique son cabinet. Le ministère s’en tient toujours au programme d’Emmanuel Macron et précise par ailleurs qu'« il n’y aura pas d’interdiction des œufs issus de poules en cage », mais que la logique du gouvernement est « d’accompagner les acteurs pour répondre à la demande des consommateurs ». La Confédération française de l’aviculture (CFA - FNSEA) a réagi vivement par communiqué le 20 février, dénonçant une déclaration qui « occulte d’autres formes d’élevages alternatifs et fragilise les objectifs du plan de filière ». L’interprofession de l’œuf (CNPO) a demandé une rencontre rapide avec le ministre.

Perrine DELFORTRIE



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