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Mercredi 13 septembre 2017

Pas de camembert pour la Chine


Le camembert et le roquefort bannis du marché chinois : l’information n’est pas passée inaperçue, c’est le moins que l’on puisse dire, tant la plupart des médias s’adressant au grand public ont repris la nouvelle. Celle-ci a en effet de quoi marquer les esprits. Il s’agit bien de deux emblèmes du savoir-faire français en matière de fromage qui seraient privés d’un marché gigantesque de plus d’un milliard de consommateurs. Le ministère de l’Agriculture se montre apaisant, assurant que les discussions vont permettre de trouver une issue favorable. L’Europe s’en mêle et réclame que les fromages incriminés passent à nouveau la frontière. Mais le mystère reste entier : pourquoi les Chinois ferment-ils la porte, au-delà du camembert et du roquefort, à tous les fromages à pâte molle et à pâte persillée ? Il semblerait que les autorités locales aient revu leurs exigences d’un point de vue sanitaire. Surtout, cet événement fait penser aux lourdes taxes sur le roquefort imposées par les États-Unis dans les années 2000. Un mauvais souvenir pour les professionnels. Il rappelle aussi que les exportations vers la Chine sont toujours complexes. Les barrières sont longues à lever, parfois des années. Plusieurs filières en ont fait l’expérience. Le marché semble immense, mais ces produits typiques de la culture française sont-ils vraiment adaptés au goût local ? N’oublions pas que vers la Chine, on exporte du camembert et du roquefort surtout pour la clientèle des expatriés.

Cyril BONNEL