Imprimer cet articleEnvoyer à un ami
Mercredi 15 mai 2019

Rapport rassurant de l’EFSA sur les résidus de médicaments dans les aliments d’origine animale


Les données de surveillance sur la présence de résidus de médicaments vétérinaires et de contaminants dans les aliments d’origine animale montrent des taux élevés de conformité avec les niveaux de sécurité recommandés, selon un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publié le 13 mai 2019.


Les données de surveillance sur la présence de résidus de médicaments vétérinaires et de contaminants dans les aliments d’origine animale montrent des taux élevés de conformité avec les niveaux de sécurité recommandés, selon un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publié le 13 mai 2019.

À la demande de la Commission européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a collecté les données obtenues par les 28 États membres, à partir de 2017, sur la présence de résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments d’origine animale. Comme on le sait, la présence de ce type de substances non autorisées peut constituer un facteur de risque pour la santé publique. Selon le rapport de l’EFSA, publié le 13 mai 2019, la majorité des États membres ont satisfait aux exigences de fréquence d’échantillonnage fixées par la réglementation européenne et, dans l’ensemble, il n’y a eu que 1 273 échantillons non conformes aux niveaux de sécurité recommandés, soit 0,35 % des 360 293 échantillons ciblés en 2017. Une fréquence globale des échantillons non conformes comparable en somme à celle des dix années précédentes (0,25 %-0,37 %). Même si la non-conformité en ce qui concerne certains contaminants chimiques tels que les métaux s’est révélée plus élevée (4,9 % des échantillons) que pour les autres groupes de substances. Le cadmium, le plomb, le mercure et le cuivre étant les contaminants les plus fréquemment identifiés.

Le rapport de l’EFSA souligne par ailleurs que la présence de substances interdites s’est également révélée assez faible. C’est la première fois que l’EFSA recueille ces données auprès des États membres. Dans le passé, ces informations étaient transmises directement à la Commission européenne. Pour collecter ces données, l’EFSA a procédé comme elle le fait dans d’autres domaines tels que les additifs alimentaires, les contaminants chimiques dans l’alimentation, les résidus de pesticides ou encore la résistance aux antimicrobiens. Les experts de l’EFSA considèrent que disposer de données harmonisées devrait leur permettre d’effectuer des comparaisons sur plusieurs années et d’analyser de manière plus efficace les risques pour la santé humaine et animale. Ces données seront disponibles sous peu sur la plateforme Knowledge Junction (1), le référentiel créé par l’EFSA « pour améliorer la transparence, la reproductibilité et la réutilisation des preuves dans les évaluations des risques liés à la sécurité de l’alimentation humaine et animale ».

Les États membres de l’UE sont tenus de contrôler la présence de résidus dans les denrées alimentaires d’origine animale. Pour cela, ils sont dans l’obligation de mettre en œuvre des plans de surveillance des résidus afin de détecter l’utilisation illégale ou abusive de médicaments vétérinaires autorisés chez les animaux producteurs d’aliments et d’enquêter sur les raisons des infractions relatives aux résidus. Les pays tiers qui exportent leurs produits alimentaires d’origine animale vers l’UE doivent également mettre en œuvre un plan de surveillance des résidus garantissant un niveau équivalent de sécurité alimentaire.

(1) La Knowledge Junction est une communauté de connaissances hébergée sur la plateforme Zenodo et est accessible à tous.

Aziz Ben Marzouq