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Mercredi 05 juin 2019

Études et équilibre


Les aliments ultra-transformés (AUT) ne feront bientôt plus recette ? Ou plutôt si : pour alimenter les sujets d’études et autres thèses de chercheurs et spécialistes. Deux nouvelles études sur les risques pour la santé d’une consommation élevée d’AUT sont parues fin mai dans le British Medical Journal. Elles viennent renforcer les conclusions d’une précédente étude publiée en février dernier sur les méfaits pour la santé d’une consommation répétée de produits ayant subi de nombreuses transformations industrielles, contenant plus d’additifs, de sucre, de sel, mais moins de vitamines ou encore de fibres…

Ainsi dans le premier cas, une augmentation de la consommation d’AUT de 15 % à 25 % est associée à une augmentation de 12 % du risque de maladies cardiovasculaires. Et dans la seconde étude, la consommation de plus de 4 portions par jour d’AUT est associée à un risque accru de mortalité de 62 % comparativement à une consommation de moins de 2 portions par jour.

Des résultats certes à prendre avec les pincettes qui s’imposent notamment sur l’association avec d’autres facteurs (tabac, alcool, sport…), mais qui apportent une nouvelle pierre à l’édifice sur les liens entre l’alimentation et la santé. Le sujet qui n’est pas nouveau, fait écho aux préoccupations actuelles des consommateurs et doit à ce titre continuer d’inciter l’industrie agroalimentaire à poursuivre ses efforts pour améliorer ses recettes.

Pour autant, le choix de consommer tels ou tels produits reste, quoi qu’on en dise, de la responsabilité de chaque individu. Et un aliment ultra-transformé peut aussi se cacher derrière un produit soi-disant meilleur pour la santé, comme les steaks végétaux par exemple. Tout dépend donc de la recette, mais aussi d’une consommation régulière ou pas et dans des proportions importantes ou non d’AUT. En alimentation, tout est une question d’équilibre et de bon sens.

Perrine Delfortrie



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