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Mercredi 15 mai 2019

Aller plus vite


La réunion des ministres de l’Agriculture du G20 s’est tenue les 11 et 12 mai à Niigata au Japon, avant le prochain sommet d’Osaka en juin. Un aréopage de ministres de l’Agriculture qui représente ensemble "environ 60 % de la superficie agricole mondiale et environ 80 % en valeur du commerce mondial de produits agricoles". Autant dire la crème de la crème, tous signataires de la Déclaration sur les nouveaux défis de l’agroalimentaire mondial en termes de durabilité, de sécurité alimentaire, de gaspillage et de lutte contre la malnutrition dans le monde.

L’occasion pour notre ministre Didier Guillaume de saluer les effets positifs de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Japon, entré en vigueur début février, en particulier sur les exportations de vins. Nul besoin de rappeler que le marché japonais représente un potentiel important pour l’agroalimentaire made in France. Ainsi, bénéficiant d’une suppression totale des taxes, les exportations françaises de vin ont ainsi augmenté de 20 % sur les trois premiers mois d’application de l’accord, par rapport à la même période de l’année précédente. Cependant, "cela n’a pas trop bougé sur le fromage, pareil pour le bœuf, il faut aller plus vite", a regretté Didier Guillaume, notant des problèmes dans la "distribution des contingents tarifaires". En effet, certains produits agricoles sensibles tel que les fromages, les produits laitiers ou encore la viande de bœuf, restent soumis à des taxes qui seront diminuées progressivement, ou à des quotas à droits de douane réduits, octroyés via un système de loterie jugé peu satisfaisant.

Des contraintes que l’administration japonaise doit lever " afin que les choses puissent aller plus vite", a souligné le ministre. En effet, d’autant plus que ces contraintes sont à sens unique. Et se retrouver bridé par un accord qui ne tient pas toutes ses promesses revient à ne pas avoir d’accord du tout.

Perrine Delfortrie



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