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Jeudi 29 octobre 2009 | produits appertisés

Le marché de la conserve résiste


Avec un chiffre d’affaires de 4,38 milliards d’euros, le marché des produits en conserve s’est bien comporté l’an passé. Et cette tendance s’est poursuivie en 2009. La conserve résiste donc à la crise, mais doit encore réussir à vaincre un certain nombre de préjugés pour raviver son image. L’UPPIA (Union interprofessionnelle pour la promotion des industries de la conserve appertisée) va investir 1 million d’euros en publicité pour séduire un maximum de consommateurs.


En 2008, le marché de la conserve a été épargné par la baisse des dépenses alimentaires et le fléchissement des volumes d’achats connu par de nombreux marchés. Le chiffre d’affaires du marché de la conserve a atteint 4,42 milliards d’euros contre 4,38 milliards en 2007. Et cette tendance s’est poursuivie au premier semestre 2009, pendant lequel les achats des ménages de produits en conserve ont progressé de 3,4 % en valeur et ont baissé de 0,9 % en volume. Les conserves de fruits ont tiré leur épingle du jeu en augmentant leurs ventes de 11,9 % en valeur et de 5,5 % en volume. A l’inverse, les volumes des desserts et des plats cuisinés appertisé chutent d’environ 5 %.

Un déficit d’image
Les produits en conserve sont toujours principalement achetés en GMS (à 90 %). Et en RHD, c’est la restauration collective qui est la principale consommatrice de conserves. Selon l’UPPIA (Union interprofessionnelle pour la promotion des industries de la conserve appertisée), les acteurs de la restauration collective déclarent acheter 9,3 produits en conserve contre 3,6 en surgelés et 4 en produits frais. La conserve fait face à un déficit d’image sur les notions de plaisir et de nutrition, alors que l’appertisation permet aux produits de conserver un pourcentage élevé de leurs qualités nutritionnelles initiales, car ce procédé ne diminue pas la teneur en protéines, lipides et glucides. En 2010, ce sera les 200 ans de l’appertisation. L’UPPIA compte en profiter pour conquérir les consommateurs encore réticents vis-à-vis des produits en conserve. « Nous allons axer notre communication sur les jeunes ménages », explique Laurence Silbert, déléguée générale de l’UPPIA. L’organisme prévoit un budget publicitaire d’1 million d’euros net pour conquérir davantage de consommateurs.

Hausse du prix de la boîte
Pour poursuivre sa croissance, le marché de la conserve est face à un handicap majeur : le prix de la boîte ne cesse d’augmenter. « Il n’y a pas de détente sur le prix du métal. En 2009, le surcoût va atteindre 25 % », estime Eric Ledermann, président de l’UPPIA, qui prévoit une stabilité ou une légère hausse du prix des boîtes l’année prochaine. « Il y a une tension entre les distributeurs et les industriels, car ils n’acceptent pas que nous répercutions les hausses du coût des boîtes sur les prix aux consommateurs », déplore Norbert Glémet, directeur général de Raynal et Roquelaure et président de l’axe distribution de l’UPPIA.
GE