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Mercredi 19 décembre 2018

Les bons choix


Que ne ferait-on pas pour vendre ! Mettre des photos de fruits sur des yaourts ou des tisanes qui ne contiennent que des arômes, ne pas signaler la présence d’ingrédients peu vendeurs comme la gélatine animale par exemple et jusqu’à appâter les lecteurs avec des titres racoleurs. Le marketing ne fait pas que du bien. Mais faire des peurs alimentaires des consommateurs un marronnier systématiquement à charge est un peu facile. On ne le dit sans doute pas assez : l’alimentation française n’a jamais été aussi sûre qu’aujourd’hui ! Évidemment, le risque zéro est impossible et il existe des produits mieux-disants en termes d’ingrédients que d’autres. La prise de conscience sur l’importance de manger mieux pour tous est une très bonne chose. Sous l’impulsion des consommateurs, mais pas uniquement, les industriels de l’alimentaire ne cessent d’améliorer leurs recettes. Tout un processus vers «le manger mieux pour tous» qui entre dans la fameuse chaîne de la fourche à la fourchette, avec au départ des agriculteurs et des éleveurs soucieux de bien produire, de l’autre des fabricants responsables et enfin des consommateurs qui jouent le jeu en réduisant leur consommation de produits gras, sucrés, etc. Mais comme il y aura toujours des fumeurs, il y aura toujours des consommateurs pour la junk food… Toujours est-il que tirer à boulets rouges en permanence sur l’industrie agroalimentaire, revient à jeter le discrédit sur tous les fabricants, même ceux qui font bien leur métier, donnant ainsi une vision tronquée de la réalité aux consommateurs. Parce qu’au-delà de marques internationales de grande consommation, c’est une ribambelle de 17 000 PME régionales, qu’elles soient familiales ou pas, qui alimentent les rayons. Heureusement, il existe des producteurs comme des fabricants passionnés et heureux de bien faire ce qu’ils font. Et heureusement aussi, il existe des consommateurs avisés et qui savent faire les bons choix. Le changement d’année est souvent propice à la prise de bonnes résolutions. Pourquoi ne pas faire de 2019 celle où l’on parlera davantage de ce qui marche dans l’agroalimentaire, de ceux qui innovent et créent du bon et du sain ? Rendez- vous en janvier.

Perrine Delfortrie



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