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Mercredi 24 octobre 2018

Plus vert, mais vraiment meilleur ?


L’avenir de l’alimentation s’écrit en vert, nous dit-on. Aujourd’hui, on fait semblant de découvrir les bienfaits des légumes, et surtout des légumineuses, connus pourtant depuis des siècles. Cette redécouverte a des avantages pour toute la chaîne alimentaire : les sols sont régénérés par les pois et lentilles, les cultures seraient économes en eau comparé à l’élevage, et ceux qui se détournent de la viande pourraient opter pour ces « nouvelles » protéines.

Les fabricants s’engouffrent désormais dans la brèche : des grands industriels, y compris ceux issus du monde de la viande, des PME, et de nombreuses jeunes pousses veulent profiter de cette nouvelle façon de se nourrir.

L’offre est extrêmement variée, comme on a pu le voir dans les allées du Sial cette semaine. Tous les pays mettent en avant leur offre verte. Tous les moments de la journée trouvent leur réponse végétale. Toutes les recettes sont imaginées, du produit le plus simple au plus transformé, voire au plus bizarre.

Certes, parmi ces innovations, seulement un petit nombre parviendra jusque dans les rayons des magasins. Car les consommateurs ne sont pas forcément prêts à avaler n’importe quoi. Ces derniers jours, une étude sur le lien entre consommation de produits biologiques et cancer, ainsi que la mise en lumière d’un grand nombre d’additifs « à risque » mais autorisés, vient rappeler que le végétal ne peut être à lui seul une réponse à la méfiance généralisée.

Cyril BONNEL



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