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Jeudi 14 janvier 2016

Réactions : Vivescia Industries face aux défis de la croissance et de la rentabilité 


Témoins de la matinée du 15 décembre dernier, deux administrateurs de Vivescia, Agnès Lemarchand, représentante de BPIfrance Participations au conseil de surveillance et Jean-Martin Folz, ancien directeur général de Béghin Say et ancien président de PSA, réagissent. A noter que tous deux achèvent leur mandat au sein de Vivescia Industries, après cinq années passées aux côtés des dirigeants. Christine Mondollot succèdera à Agnès Lemarchand au conseil de surveillance en tant que représentant de BPI france Participations. Après un grand parcours de manager dans l'agroalimentaire et la grande distribution, elle exerce depuis quatre ans des mandats d'administrateur indépendant. Le successeur de Jean Martin Folz, quant à lui, n'a pas encore été désigné à ce jour.

Pour Agnès Lemarchand, les dirigeants actuels de Vivescia Industries doivent encore être plus exigeants sur la rentabilité de l'actionnariat. (Elle a été de 14% depuis 3 ans). « Vous pouvez être plus exigeants, sans renier vos valeurs pour autant », a déclaré la représentante de BPI France Participations. « Vous devrez en outre être d'une extrême vigilance sur l'exécution de votre plan stratégique. Votre stratégie est bonne, mais fortement dépendante du plan de transformation de NutriXo ainsi que du développement de Malteurop en Asie. Toute dérive aurait un impact significatif sur le développement de Vivescia », a-t-elle prévenu. C'est pourquoi Agnès Lemarchand préconise des solutions alternatives permettant d'acquérir des relais de croissance aux marges plus importantes.

« Ce que vous avez entrepris pour la constitution d'un vrai groupe agroalimentaire est prodigieux !», a quant à lui lancé Jean-Martin Folz. « Vous êtes désormais à la tête d'un véritable groupe industriel qui possède de vraies perspectives mais qui pourrait aller encore mieux », a-t-il ajouté. « Vivescia Industries est face à deux défis considérables : celui de la croissance et celui de la rentabilité. Dans les marchés de commodités, la taille est essentielle. Parmi les voies habituelles empruntées (croissance externe, fusion, alliances ), il y en a une qui est encore peu explorée : c'est celle des partenariats entre industriels concurrents. Cette voie permet de partager une grande partie des coûts fixes. Elle peut être une étape dans votre développement futur », a-t-il précisé.

Par contre, dans les marchés de spécialités, ce qui compte, c'est la différenciation, que ce soit dans les produits, les applications ou les procédés « Sur ces marchés, vous devez vous attacher à mettre en avant la notion de marque. Et sur ce plan là, vous avez encore des progrès à faire », a-t-il ajouté. « Mais le lien très fort que vous entretenez avec l'amont agricole est un point fort et peut être ce facteur différenciant », a-t-il estimé.

« Enfin, pour de nouveaux développements, Vivescia Industries devra mobiliser des financements significatifs et accéder aux marchés de capitaux », a conclu Jean-Martin Folz.

TB



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